A ciel ouvert​.​.​.

by GRANDVAL

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    Superbe digipack avec livret 12 pages, photos Elodie SAUGUES et Henri Christian VAUGRAND. Photo de couverture : Fabien MONTEIL. Logo : Stan W. DECKER. Artwork : Henri Christian VAUGRAND.

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1.
Parti un beau matin pour toucher le soleil Sous une voile d’organdi Costume d’Arlequin et tendre ritournelle Comme un p’tit brin de folie Ooh ooh, j’ai frôlé les nuages La porte du fiel est restée fermée L’encre a séché sur le livre Les mots se perdent sur des champs mordorés Devant mes yeux pointe le givre Ooh,j’ai crevé les nuages Ooh, ivre de rage Une voix dans la tête Qui raisonne en luciole, irradiant mon chemin Araignées au plafond, un vélo à Vernon Une roue qui tourne, une chaîne défaite Tétanisé devant mes souvenirs J’ai décollé pour ne plus revenir Lumières dans la nuit Sur l’écran de rêves toujours plus de mauvaises nouvelles Vénus et Mars se livrent une farce Mais la Terre leur joue la comédie Je dois me réveiller et lâcher mes pleurs Ai-je bien raison de raviver mes peurs Pourquoi s’obstiner à chercher la lumière Dans les bas-fonds et les ruelles Mise au point sur traveling-arrière Plus d’abeilles et plus de miel Ooh, j’ai frôlé les nuages Par-delà les cimes, plus loin dans les vallons Un ange plane lentement A chaque décan revient la chanson De la lune et de ses gens Ooh, j’ai crevé les nuages Ooh, brisé la cage Ooh, crevé les nuages Ooh, tourné la page
2.
Lames en vagues Éclat d’eau bue Un rayon dans le ciel Je divague Tu éternues Le vent dans les ombrelles Tu voulais voir l’océan Entendre les engoulevents Tu rêvais d’Ys engloutie Une plage et Love Story Amis à mort On se dessine Un drôle de rivage Une côte d’Armor Des ballerines Un retour à la nage T’as plus l’temps d’écrire des livres Tout fout l’camp à la dérive Tu prends les choses comme elles viennent Les paupières en persiennes Les idées fumeuses, l’ambition qui s’en va Les paroles railleuses, croix de fer, croix de bois Le silence t’envahit, tu pars dans un vieux rêve Le ciel qui s’obscurcit, t’es planté sur la grève… Tu voulais voir l’Océan T’es pas chiche d’aller plus loin Entendre les engoulevents Un générique qu’aurait pas d’fin Tu rêvais d’Ys engloutie Comme une histoire sans paroles Une plage et Love Story Limites et paraboles T’as plus l’temps d’écrire des livres Tu tends vers moins l’infini Tout fout l’camp à la dérive Lampe éteinte et pas d’génie Tu prends les choses comme elles viennent Tu cherches toujours un endroit Les paupières en persiennes Un truc qui s’rait qu’à toi Tu voulais voir l’Océan Entendre les engoulevents Entendre les engoulevents Entendre les engoulevents…
3.
Qu’est-ce que tu espères aujourd’hui Dans un monde qui te ressemble La terre tremble Et l’eau submerge le pays Coulent les égouts de ton cerveau Le ciel se traîne comme un linceul File à vau-l’eau Est-ce ainsi que les hommes veulent ? Pourrais-tu changer de façon de vivre Et laisser couler la sève Un bateau ivre T’emmène quand le vent se lève Est-il si difficile de comprendre Cette apathie quand le glas sonne Ces pilules sont bonnes Mais tu ne fais qu’en dépendre Qu’est-ce qui déconne ? Quand je croise ton regard Je n’y lis plus d’espoir Rien n’y résonne Tout est sens dessus dessous Mais tu t’en fous Voyage intérieur Tant que tes pieds foulent le sol Nul élixir qui rende fol En corps à cœur Au milieu de ton désert À ciel ouvert Tout est à ciel ouvert À ciel ouvert, à ciel ouvert, à ciel ouvert, tout est à ciel ouvert À ciel ouvert, en plein désert, à ciel ouvert, tout est à ciel ouvert (Ouvert en plein ciel)
4.
Elle vivait sur une île lointaine Meurtrie, perdue, hors du temps Entendait dans le vent des fredaines Mais rien n’était plus comme avant Elle attendait le retour de son prince Elle attendait, indicibles instants La bourrasque aiguillait son cœur Le désespoir décuplait son ardeur La rage inondait son bonheur Maîtresse éternelle a peur… Une vie qui coule comme une rengaine Rythmée, scandée, triste chant Cœur à canon qu’on dégaine Oiseau blessé, cormoran Elle vivait des amours sans passion Attendait son prince charmant Ce souvenir perlait sur l’azur Profonde et tendre meurtrissure La vie qui file a toute allure Maîtresse éternelle reste pure… ATTENDRE INDÉFINIMENT SANS RAISON ? POURQUOI DONC ? VERSE-MOI A BOIRE, ÉCHANSON ET DANSONS ! Aquilon a détruit son cœur Discorde a brisé ses ardeurs Péché, rémission des erreurs Maîtresse éternelle pleure… Maîtresse éternelle a trouvé La peau flétrie, le corps saignant Maîtresse éternelle a percé De part en part ses prétendants Elle attendait le retour de son prince Elle attendait, indicibles instants…
5.
Aktion T4 08:50
Ils avaient un plan au nom de la pureté À pas de loup dans la nuit Réponse mythique à visée mystico-politique Le combat d’un peintre maudit Ooh, Aktion T4 Répandant le sang et la glèbe Ooh, antworte mir Nuit et brouillard sur la plèbe Solution finale pour promotion raciale Deux faces pour une seule tragédie Handicapés et fous tués par pseudo-compassion Nulle valeur d’usage pour ces vies Ooh, Aktion T4 Aah, Nach der Untoten Ooh, antworte mir Aah, nomen nescio Ooh, Aktion T4 Ooh, antworte mir Ooh, Aktion T4 Ooh, antworte mir
6.
(Le soir, tard, au loin derrière, les lumières de la ville…) Les clameurs étouffées emplies d’alcool Les mains qui se referment sur des verres éméchés Les corps qui se cherchent, les corps ahuris Les regards qui s’oublient… Les sourires et les rires aussi… Une porte mal refermée, qui s’ouvre sur la nuit Une porte mal refermée, qui s’ouvre sur la folie… L’âme disloquée, déchirée, émiettée, marionnette échouée Tu n’es plus rien, tu te laisses tomber, désarticulé Fou rire, démence, délire, au fond de tes yeux l’angoisse Au fond de tes yeux, le corps sans sépulture d’un amour désespéré, D’un amour qui s’est perdu, dans un ultime combat, un dernier cœur à cœur… La nuit, encore plus tard… La porte s’est ouverte aux corps ébréchés… Ils t’observent, étonnés, hébétés… Allez, va ! Redresse-toi ! Montre-leur la magie de l’enfance, Retrouve les anciennes romances, Appelle Mowgli, Huckleberry Fynn, Ou encore, pourquoi pas, David Copperfield ! Allez, va ! Redresse-toi ! Fais exploser ta folie, Saisis tes balles, et jongle, Jongle jusqu’au bout de ta furie… Jongleur des 4 Vents, Tu n’auras plus peur maintenant, Tu ne connaîtras plus les heurts, Parce que jamais, oh non jamais, Tu ne pourras redevenir grand… Allez, va ! Redresse-toi ! Montre-leur la magie de l’enfance, Retrouve les anciennes romances… Jongleur des 4 Vents !
7.
Tu détruis, tu détruis, c’est tout c’que tu sais faire Tu t’enfuis, tu t’enfouis, sans regarder derrière Au coup par coup, non dialectique Paravent flou écologique Tu fourmilles, tu fourmilles, creuset d’idée malsaines A crédit, à crédit, sans raison et sans gêne Une destruction systématique Folle tour d’ivoire économique Mais tu as oublié, comment les loups changent les rivières Nous allons te dévorer, moi et mes frères Tu regardes, tu regardes, contrit, mourir la lande Tu abats, tu abats, la forêt est en cendres Troupeaux exsangues, plus âme qui vive Toujours plus loin, sur l’autre rive Et sauras-tu comprendre, comment les loups changent les rivières Au lieu de décimer, tous mes congénères Mais tu as oublié, comment les loups changent les rivières C’est toi le carnassier, j’ai dans la gueule un goût amer La meute est rassemblée, nous ne ferons plus marche-arrière Tu vas le regretter, ce sera notre ultime guerre Oui, tu as oublié, comment les loups changent les rivières Nous allons te dévorer, moi et mes frères Mais tu as oublié… Tu as oublié… Comment les loups changent les rivières…
8.
J’ai crevé les nuages Bras levés vers le ciel Écouté les oiseaux Couru la jouvencelle Goûté son élixir Éclusé des nectars Détourné des rivières Et pleuré dans le noir Chassés les nazis Qui reviennent sans cesse Jugés à Nuremberg Invités via Maastricht Je suis je suis je suis Mais jamais ne précède La peur qui me poursuit À l’envers de la scène Qu’importe ce monde de verre et d’acier Crachant ses néons dans la nuit Clichés schizos qui voudraient déguiser L’Enfer en vert paradis Chevauchant les espaces D’une ardeur fébrile Comme un rêve lazuli Aux confins de l’abîme Marquant mon territoire Et dévoilant mes crocs Loup d’une meute fictive Submergée par l’agneau Quand tout est guidé par l’économie Y a‐t‐il un chemin de fuite Sortie de piste face à la tragédie Au loto ou sur le grand huit Au delà de ce grand val Il y’a peut‐être une route Libre comme un cheval Tu la prends ou tu la coupes J’ai détruit l’illusion Humé le désespoir Couru vers l’océan Me cognant aux récifs Plus loin que ce grand val Là où est ta maison Que ta robe s’entrouvre Et son nom te dévoile À fond la caisse vers l’Apocalypse L’humain n’est plus son propre maître Une dimension tordue comme une ellipse Claque ses portes pour disparaître Au delà de ce grand val Comme un soleil qui se lève Aurore boréale Qui t’ouvre les yeux vers le rêve Au delà de ce grand val Il y’a peut‐être une route Libre comme un cheval Tu la prends ou tu la coupes Tu la prends ou tu la coupes… Tu la prends ?

about

"A ciel ouvert..." parle de la nature (la vraie et l’humaine, trop humaine…), des animaux (les loups en particulier), de la guerre, de la folie, de l’amour, de la difficulté à vivre et à penser ce monde, dans un langage poétique et imagé.
Grandval, c’est du rock progressif en langue française, plutôt proche d’un « crossover prog » tellement des éléments pop, AOR, psychédéliques, post-rock et autres se mêlent à des titres jamais vraiment « ramassés » mais pas « épiques » non plus…

credits

released September 5, 2016

GRANDVAL : chant, basse, guitares acoustiques et électriques, claviers, chœurs, programmation
Invités :
Steph HONDE : guitares additionnelles (1, 5)
Jean-Pierre LOUVETON : guitares (2, 3)
Kevin SERRA : guitares additionnelles (6)
Colin TENCH : guitares additionnelles (7)
Martial SEMONSUT : batterie et percussions (1-7)

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about

GRANDVAL Clermont Ferrand, France

Grandval est un groupe d'art rock indé francophone.
Entre crossover prog et chanson française, rock psychédélique et folk patiné d'electro, la musique de Grandval exprime de manière poétique une vision d'un monde entre cataclysme et espérance... ... more

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